Jovenel Moise critiqué par la CARICOM pour son appui direct à une intervention militaire au Venezuela

By | 4 octobre 2019
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« Antigua-et-Barbuda est profondément préoccupée par le fait qu’Haïti, un État membre de la Caricom, ait voté en faveur de l’ouverture de la porte à l’invasion d’un pays« , déclare le chef de la diplomatie de ce pays.

Les pays de la Communauté des Caraïbes (Caricom), à l’exception du pays de Jovenel Moise et de Edmond Bocchit, rejettent toute intervention armée au Venezuela. Ils n’ont pas signé le document dénommé TIAR, contrairement à Haïti, le 12 septembre dernier à Washington.

Jusqu’où exactement le président Jovenel Moise compte traîner Haïti juste pour conserver un pouvoir dont il est accusé par l’opposition et des millions d’ haitiens d’être notoirement incapable de gérer ? Sans budget, sans eau, sans électricité, sans emploi…un parlement dysfonctionnel, une justice en bancale, une économie précaire…et tout vient à manquer dans ce pays où les habitants sont livrés à eux-mêmes.

Le Premier ministre de Trinité-et-Tobago, Keith Rowley, chargé des questions de sécurité à Caricom (Communauté des Caraïbes), a déclaré que « les pays de ce groupe régional rejettent la position de l’Organisation des États Américains (OEA) sur une éventuelle intervention armée au Venezuela« .

Rowley a déclaré mardi lors d’une conférence de presse que « les pays de la Caricom étaient complètement opposés à l’activation du Traité Interaméricain d’Assistance Réciproque (TIAR) qui envisage le recours à la force armée lors d’une éventuelle intervention au Venezuela« . Le 12 septembre dernier, notons-le, le président Jovenel Moise a délégué son ministre démissionnaire des Affaires Etrangères, parapher ce document aujourd’hui contesté par ses voisins de la Caricom.

Le ministre des Affaires étrangères d’Antigua-et-Barbuda – un pays membre du Caricom -, Chet Greene, a récemment critiqué Haïti, également membre de l’organisation caribéenne, « pour avoir voté en faveur du recours au traité TIAR au Venezuela« .

À l’instar de Greene, Rowley a indiqué que la décision de l’OEA avait été prise lors d’une session du Conseil permanent de cette organisation à laquelle 17 de ses États membres avaient été exclus, dont certains des Caraïbes. Cependant, Jovenel Moise s’était arrangé pour avoir Edmond Bocchit présent à cette réunion.

« Il existe de puissantes forces recherchant activement une intervention militaire comme solution aux problèmes politiques du Venezuela« , a ajouté Rowley.

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